vendredi 4 novembre 2011

Les têtes de chats



Ce mois de novembre 2011, les tailles architecturées des platanes d'alignement ont commencées. Un petit peu tôt à notre gout.
Intéressons nous aux têtes de chats....




Note informative concernant les tailles d’entretien sur « têtes de chat ».


Une tête de chat est une excroissance résultant des tailles répétées au même endroit. Ces tailles permettent de maintenir un arbre dans un volume acceptable par rapport à son environnement, et sont, si bien réalisées, parfaitement adaptées aux platanes.
Les entretiens de ce type ont lieu de préférence en hiver, et sur une périodicité de 1 à trois ans.

Il conviendra de ne jamais tailler sous les têtes de chats. C’est malheureusement un gain de temps importants pour l’élagueur que de tailler sous les réitérât.
Cette zone est un lieu privilégié pour les réserves de l’arbre, sa suppression entraine un affaiblissement inévitable et durable.
 Il est donc prioritaire de veiller à ce que les tailleurs n’altèrent en aucune manière les têtes de chats.
Il est à noter que les réserves de l’arbre migrent lorsque les tailles ne sont pas réalisées de manière suffisamment régulière.

Les petits prolongements (chicots) que l’on peut observer traditionnellement sur les têtes de chats, sont inutiles et sont un simple effet de mode ou de mimétisme. Ils n’ont aucune réalité physiologique et sont appelés à tort : tire sève.
Une tête de chat bien réalisé est exempte de chicots. 
Il est à noter qu'il est possible de réaliser sur têtes de chats des prolongations vers le bas appelées rideaux. Ces architectures, qui se réalisent principalement au sécateurs,  sont très esthétiques mais demandent un entretien annuel et généralement plus onéreux qu'un entretien classique.

Il est intéressants dans la mesure du possible de multiplier les têtes de chat des la formation du sujet, afin de diminuer le calibre des têtes. Un espacement de 30 à 50 cm minimum est à prévoir, en dessous, un abandon des dites têtes est parfois observé.

Il est prioritaire de désinfecter ces outils entre chaque arbre. En effet bon nombre de pathogènes sont véhiculés par les élagueurs ne prenant pas soins de réaliser les gestes de désinfection de base.

Les diamètres de tailles seront le plus possible minimisés, chaque plaie étant une entrée potentielle de pathogènes. Seul les réitérâts et le bois morts seront supprimés. Toutes tailles de branches sans objectifs réels seront évitées.
Dans le même esprit de ne pas infliger de blessures inutiles, le port des griffes dans le cadre d’une taille est absolument prohibé. De nombreuses techniques de cordes permettent de se passer de ces outils, destinés uniquement aux abattages par démontage.

Les coupes des branches supprimées devront respecter un certain angle afin de ne pas attaquer le collet de l’insertion (trop court), ou à l’inverse de ne pas laisser un chicot (trop long). Un bel angle de coupe permet un recouvrement optimal des plaies, et ainsi de minimiser les ouvertures aux pathogènes. La coupe ne devra donc laisser intact le collet et la ride de la branche.

Les outils les plus adaptés et respectueux pour ces tailles d’entretien sont la scie et le sécateur. Ils permettent la coupe la plus nette possible. Ils seront préférés dans la mesure du raisonnable à la tronçonneuse.

Nous rappelons que l’utilisation des mastiques cicatrisants est parfaitement inutile, quel que soit les diamètres de taille. Aucune matière ou produit ne remplace mieux la compartimentation naturelle. Toute application risque de freiner les réactions et défenses naturelles de l’arbre. 

Les déchets obtenus lors de ces tailles sont extrêmement intéressants et valorisables. En effet, les branches de petits diamètres font, une fois passées dans les broyeurs, un mulch excellent appelées BRF (bois raméal fragmentés). Nous ne pouvons qu’encourager la valorisation de ces déchets.
Il est possible de les appliquer dans les parterres de fleurs, aux pieds des arbres, dans les potager ou tout autres utilisations.
Le BRF permet de limiter l’évapotranspiration, empêche la croissance des advantis (injustement appelées mauvaises herbes), limite l’utilisation des produits chimiques (pesticides, désherbants.) et crée une aggradation naturelle des sols.

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. euh bah oui, on est d'accord avec toi Fifou!

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